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L’opération Verger et Chevêche d’Athéna
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La chevêche d’Athéna a des soucis. Au cours de
l’histoire, cette chouette a lié son destin aux
activités humaines. Elle s’implante partout où
l’homme aménage des habitats propices,
colonisant vergers et bocages dans les
campagnes, cultures maraîchères et jardins
pavillonnaires près des villes. La révolution
agricole engagée dans les années 50 rompt cette
idylle. Le remembrement supprime les sites de
nidification, les traitements biocides déciment
les proies, insectes et micromammifères,
autrefois abondants. Après une très nette
diminution au cours des années 1950 à 1990,
ses effectifs semblent aujourd’hui se stabiliser à
11 000 - 33 000 couples, grâce notamment aux
actions de protection menées par de nombreuses
associations et notamment la LPO Alsace qui,
depuis 2005, mène un projet ambitieux de
restauration des vergers.
Concrètement, la LPO agit selon plusieurs axes :
en intervenant directement pour la conservation
de la chevêche, en participant à l’inventaire des
vergers du Conseil Général du Haut-Rhin sous
l’angle de la biodiversité, en réalisant des actions
de renaturation en partenariat avec le
Conservatoire des Sites Alsaciens, et en menant
annuellement la désormais traditionnelle
"opération vergers" à destination des
particuliers.
Le Projet "Préservation des vergers et de la
biodiversité associée" a été initié en janvier 2005
par la Ligue pour la Protection des Oiseaux -
Alsace, le Schweizer Vogelschutz- Zürich pour la
Suisse, et le Naturschutzbund Freiburg pour
l’Allemagne. Ce programme bénéficiait du
soutien de l’Union européenne par le biais du
programme INTERREG III.
L’objectif du projet était le maintien de la
biodiversité caractéristique des paysages ouverts
et semi-ouverts traditionnels que représente
l’association pré-verger.
Ainsi, les actions visaient à privilégier le
développement d’une arboriculture familiale
extensive favorable à l’environnement, à
cartographier la présence des espèces d’oiseaux
patrimoniales, et soutenir ces dernières par la
pose et le suivi de nichoirs. Un large volet axé sur
la sensibilisation a également été réalisé. Ainsi,
en trois années de l’opération vergers, 846 arbres
fruitiers haute-tige ont été plantés sur 94
parcelles donnant lieu à autant de conventions
pour préserver l’environnement et la biodiversité.
En parallèle depuis 2003, ce n’est pas moins de
450 nichoirs à chevêches qui ont été installés
permettant de suivre plus de couples et de
protéger plus de naissances. Ainsi, ce n’est pas
moins de 85 jeunes qui ont été observés à l’envol
pour l’année 2008. De beaux résultats
particulièrement encourageant pur poursuivre
ce projet.
Contact : Bruce RONCHI LPO Alsace
alsace.inter@lpo.fr
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L’exemple du Parc du Gâtinais français : une palette d’actions au bénéfice des rapaces nocturnes
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Il est de plus en plus difficile pour les effraies des
clochers de trouver des sites de nidification (clochers
grillagés, granges fermées...). Les chevêches
d’Athéna souffrent quant à elles de la disparition
de leurs sites de chasse et de reproduction (arbres
à cavité, haies, vergers et prairies pâturées).
La mise en place de gîtes artificiels (nichoirs) est
une alternative souvent nécessaire pour favoriser
le maintien des populations existantes ainsi que
l’arrivée de nouvelles.
Dès 2002, suite à un article de sensibilisation, 105
personnes ont contacté le Parc. 49 sites ont été
visités et 15 nichoirs ont été installés sur les plus
favorables : 4 sur des sites communaux et 12 chez
des particuliers. Très souvent, des conseils
d’aménagement permettant l’accès des
chouettes aux granges et greniers suffisent.
Aujourd’hui, le Parc assure le suivi et l’entretien
de presque 20 nichoirs à effraies et autant pour
les chevêches.
Après l’installation d’un nichoir à effraies chez un
particulier, le Parc et Chevêche 77 y ont relâché
une effraie (blessée et remise sur pattes par
Chevêche 77) pour favoriser son installation dans
le nichoir. La présence de petits a été constatée
au printemps 2007.
Pour compléter ce dispositif, dans le cadre des
subventions apportées aux communes, dès que
le Parc apporte une aide à la restauration d’un
édifice religieux, il étudie systématiquement la
possibilité d’y installer un nichoir.
La Nuit de la Chouette est toujours un bon
prétexte pour mobiliser enfants et enseignants
au travers des lâchers de chouettes remises sur
patte par Chevêche 77, de pose de nichoirs dans
les vergers communaux mais aussi par la
réalisation de masques et poèmes, sans oublier la
mise en place de chartes de bonne conduite pour
la préservation des rapaces nocturnes.
Depuis 2004, un partenariat est également
instauré entre le Parc, l’Institut Médico-
Professionnel (IMPRO) Léopold Bellan de Vayressur-
Essonne et l’Institut Médico-Educatif (IME)
Antoine Koenigswarter de Gillevoisin à Janvillesur-
Juine. Leurs élèves des ateliers de menuiserie
s’impliquent dans la protection des rapaces
nocturnes en fabriquant pour le Parc des nichoirs
à effraie et à chevêche.
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